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Histoire du village |
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Conques en l'an Mil |
Dans un premier temps, le monastère de Conques ne semble pas avoir groupé autour de lui une population nombreuse. Or, deux siècles plus tard, c'est-à-dire peu après l'an Mil, le Livre des miracles de Sainte-Foy révèle l'existence d'une «ville importante, assise sur la colline au-dessus du monastère». En effet, ce dernier était devenu entre temps un pôle d'attraction pour les habitants de la région. Non seulement ses moines offraient un marché appréciable, mais le courant commercial né du pèlerinage, avec sa clientèle sans cesse renouvelée, ne pouvait qu'encourager le peuplement.
L'hospitalité payante chez le particulier ou l'aubergiste devient une autre source de
profit, car les religieux ne peuvent certainement pas assurer la nourriture et
l'hébergement de tous les pèlerins. La rue dite de «la Mounedo» (la monnaie) conserve sans
doute le souvenir des changeurs et autres prêteurs à gage qui y tenaient boutique, tandis
que les cordonniers se regroupaient au-delà de la
Porte de la Vinzelle.
Les moines bénédictins installent des tenanciers sur les terres reçues en donation. Et, en
redistribuant une part des offrandes des pèlerins, ils attirent à eux tous les miséreux.
Aussi les mendiants sont-ils légion à Conques, tel cet enfant aveugle dressé à demander
l'aumône, ou cette jeune fille paralysée tendant la main, étendue sur un grabat, devant
l'église. Enfin, dans la deuxième moitié du XII siècle, l'ouverture presque simultanée des
grands chantiers de construction de
l'abbatiale,
du
cloître
et des bâtiments conventuels, des remparts de la ville, provoque un appel de main-d'oeuvre
considérable.
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L'apogée de Conques au XIIème siècle |
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Le temps des malheurs |
Mais bientôt arrive le temps des malheurs. A l'incendie allumé par les protestants en 1568,
responsable de la destruction d'une partie du bourg, succèdent famines et épidémies. La
peste de 1628 fut tout particulièremenl meurtrière ; les habitants, pris de panique, vont
chercher refuge dans les séchoirs à châtaignes, au milieu des bois. Voici une centaine
d'années, on devait découvrir à l'emplacement de l'ancien cimetière, au chevet de
l'abbatiale,
un amoncellement d'ossements correspondant à trois cent cadavres au moins : il s'agissait,
selon la tradition, des victimes de la peste. Ensuite, une série de mauvaises récoltes
déclenche une nouvelle vague de mortalité, comme en témoigne le registre des enterrements
pour l'an 1694, sous le règne de Louis XIV. Et les chanoines doivent venir au secours des
affamés par des distributions gratuites de fèves
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Conques depuis la Révolution |
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Textes de Jean-Claude FAU
Editions du Beffroi - Conseil Général de l'Aveyron Photographies d'André KUMURDJIAN |
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