CONQUES : visite du trésor d'orfèvrerie
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Le trésor d'orfèvrerie
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Les reliquaires d'or et d'argent
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Le
A
dit de Charlemagne
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Malgré son nom, ce reliquaire ne date que du début du XIIème siècle. Une inscription
précise en effet que
«l'abbé Bégon fit façonner cet objet et y plaça des reliques»
,
peut-être des fragments du bois de la Vraie Croix déposés alors derrière le gros
cristal de roche bombé qui, au sommet, fait office de loupe. Chaque jambage de ce
triangle évidé possède un petit ergot interne qui amorce effectivement la traverse
horizontale de la lettre
A
,
ou de l'alpha majuscule. Cet aspect insolite pour un reliquaire pourrait avoir été
inspiré par une lettre ornée de manuscrit.
La chronique de Conques redigée à l'époque de la confection du reliquaire fait état
d'une tradition selon laquelle Charlemagne, fondateur d'une vingtaine d'abbayes, aurait
envoyé à chacune un reliquaire en la forme des lettres de l'alphabet. Le
A
,
fut donc pour Conques «le premier de ces monastères».
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La châsse de Pépin
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Attribué à la générosité du petit-fils de Charlemagne, Pépin II, qui régna sur
l'Aquitaine de 817 à 838, ce reliquaire ne date que des environs de l'an mil. Pourtant,
on a découvert à l'intérieur les fragments d'une Crucifixion qui appartenait à un
premier reliquaire, en or lui aussi, contemporain sans doute de Pépin II. Il est en
forme de maison avec, sur le toit, deux colombes étalant leurs ailes en émaux
cloisonnés. L'autre face est consacrée à la scène de la Crucifixion qui s'enlève sur un
semis de fleurons en filigrane. L'artiste a voulu fixer les derniers instants de la vie
terrestre du Christ ; malgré la rigidité de son corps, Jésus est encore vivant sur la
croix, les yeux grands ouverts et la tête tournée vers saint Jean, à sa droitre. De
l'autre côté, Marie exprime toute son émotion par le geste pathétique de la main levée
sur la poitrine.
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La lanterne de Bégon
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Ce reliquaire en argent appelé traditionnellement «lanterne» de Bégon ou de saint
Vincent, suivant que l'on tient compte de l'abbé qui le fit exécuter ou bien des
reliques qu'il contient, a la forme d'une de ces lanternes des morts dont le fanal
éclairait jadis la nuit des cimetières, en hommage aux défunts. Parmi les médaillons du
socle, on distinguera celui qui porte un très beau David terrassant le lion.
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Le reliquaire du pape Pascal II
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Une inscription désigne encore une fois l'abbé Bégon III :
«Bégon m'a fait faire, que le Seigneur lui soit clément"
.
La plaque de la Crucifixion en argent doré paraît être une couverture d'évangéliaire
rapportée. On peut remarquer le soleil et la lune personnalisés sous la forme de deux
petits personnages en buste, abrités à l'intérieur d'un croissant ; ils pleurent tous
deux pour exprimer le deuil universel à la mort du Christ.
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Le bras reliquaire de saint Georges
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Cette pièce en argent du XIIIème siècle représente une main bénissante. Une tradition
de l'orfèvrerie religieuse au Moyen Age était, en effet, de donner au reliquaire la
forme de la relique qu'il renfermait, ici un os du bras de saint Georges, un moine de
Conques devenu évêque de Lodève au Xème siècle.
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Croix processionnelle
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Cette croix est faite de plaques d'argent ornées de pierres fines, de cabochons et
d'intailles. Sur la face, elle porte le Christ entre la Vierge et saint Jean et, au
revers, une délicieuse statuette de sainte Foy aux longues tresses dénouées, entre les
quatre Évangélistes. Les apôtres, enfin, sont logés à la base entre de petits
contreforts à pinacles de style gothique flamboyant.
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Textes de Jean-Claude FAU
Guide Bleu - Midi Pyrénées
Photographies d'André KUMURDJIAN
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