CONQUES : visite du trésor d'orfèvrerie


Le trésor d'orfèvrerie



On accède au Trésor par le cloître et l'ancien réfectoire des moines (cartes des chemins de Saint-Jacques de Compostelle et du culte de sainte Foy en Europe). Il renferme un ensemble prestigieux d'orfèvrerie religieuse. Dans la Chrétienté du Moyen Age, le culte des reliques devait donner une impulsion décisive à l'art de l'orfèvrerie et à ses annexes, la joaillerie et l'émaillerie. Ainsi se constituèrent ces trésors d'églises qui faisaient la renommée des cathédrales ou des grandes abbayes médiévales, trésors d'Aix la Chapelle ou de Cologne, de Saint-Sernin de Toulouse ou de la cathédrale de Rodez. Malheureusement, par leur fragilité même et par les convoitises qu'ils n'ont cessé d'inspirer, bien rares furent les reliquaires ou objets sacrés qui réussirent à traverser les siècles sans encombre. C'est le privilège unique de Sainte-Foy de Conques que d'avoir su garder, aux côtés de l'abbatiale romane, le trésor millénaire comme un miroir de sa grandeur passée.

Tout à Conques procède des reliques enchâssées dans l'or ou l'argent et en premier de celles de sainte Foy. C'est en fonction d'elles que fut bâtie la basilique romane actuelle comme un grandiose écrin autour de la statue-reliquaire représentant sainte Foy «en majesté», sur son trône.


La majesté d'or de sainte Foy

Le "A" dit de Charlemagne

La châsse de Pépin

La lanterne de Bégon

Le reliquaire du pape Pascal II

Le bras de saint Georges

La croix processionnelle



Textes de Jean-Claude FAU
Guide Bleu - Midi Pyrénées