CONQUES : visite de l'abbatiale sainte Foy


L'abbatiale Sainte-Foy



L'abbatiale Sainte-Foy, incontestable chef-d'oeuvre de l'art roman, est l'oeuvre des moines de Conques qui avaient acquis une solide réputation de bâtisseurs. Elle est le type parfait des églises dites des routes du pèlerinage. L'ainée même, le monument chef de cette famille d'églises, précurseur de Saint-Sernin de Toulouse, de Saint-Jacques de Compostelle, de Saint-Martial de Limoges et de Saint-Martin de Tours (ces deux dernières étant détruites). Sur la façade occidentale de l'édifice, un tympan (début du XIIème siècle) avec ses 124 personnages, encore en partie polychromés, reprend le thème du Jugement dernier.

Une richesse spirituelle est à l'origine de ce chef d'oeuvre : les restes d'une enfant martyre, ici apportés à la fin du IXème siècle et vénérés avec cette intensité de ferveur qui caractérise la dévotion populaire du haut Moyen Age pour le culte des reliques.
L'architecture de l'abbatiale, éminemment fonctionnelle, ne peut que satisfaire l'esprit. Dans sa conception, elle répondait en effet à un double impératif : recevoir la masse des pèlerins qui affluaient vers Conques, et permettre à une communauté de moines dont l'effectif n'avait probablement pas cessé de grossir, de s'assembler pour les offices divins sept fois par jour. Ainsi Sainte-Foy a-t-elle été pensée à la fois comme un sanctuaire de pèlerinage et comme une abbatiale. Pour les habitants de la ville, on avait élevé une église paroissiale distincte dédiée à Saint-Thomas de Cantorbéry, dont il ne subsiste plus que quelques contreforts engagés dans le mur de soutènement de la place Chirac.

Les étapes de la construction

Le plan et la structure

Visite intérieure

Les vitraux de Pierre Soulages

Le tympan représentant le Jugement Dernier



Textes de Jean-Claude FAU
Editions du Beffroi - Conseil Général de l'Aveyron